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2013 : Eve Ensler
Biographie de Eve Ensler

Eve Ensler est née le 23 mai 1953 à Scarsdale, où elle grandit avec son père, cadre important dans une entreprise et sa mère jusqu’à l’âge de 18 ans. Elle connaît une enfance difficile, son père ayant abusé d’elle durant des années, dans une sorte de statu quo avec sa mère, qui n’en dira jamais rien. Elle quitte sa ville natale pour poursuivre ses études en littérature dans l'état du Vermont au Middelebury College.

Elle s’affirme peu à peu comme poète, comédienne et scénariste. Elle écrit beaucoup pour le théâtre notamment des pièces comme The Depot, Extraordianary Measures, Ladies ou encore Necessary Targets, où elle met en scène Meryl Streep, Anjelica Huston et Cherry Jones.

Eve Ensler connaît la notoriété avec sa pièce de théâtre Les monologues du vagin. Le succès de la pièce, présentée pour la première fois à Broadway en 1996, va lui permettre de tourner à travers le monde. Traduite en plusieurs langues, cette pièce est jouée et rejouée dans le monde entier…jusqu’en Afghanistan. Eve Ensler met alors en scène de grands noms de la scène internationale, notamment Jane Fonda, Glenn Close, Mélanie Griffith, Winona Ryderou encore Alanis Morissette. En France, la pièce est adaptée en 2000 par Caroline Loeb, et met successivement en scène Princesse Erika, Armande Altaï, Jeanne Cherhal, Séverine Ferrer, Astrid Veillon, Bernadette Lafont, Micheline Dax et Fanny Cotençon.

Dans Les monologues du vagin, Eve Ensler traite de la vie sexuelle des femmes. Elle recueille pour sa pièce plus de deux cents témoignages de femmes. Elle veut représenter toutes les catégories de femmes. L’auteur dit que toutes les femmes qu’elle a interrogé, qu’elles soient âgées, jeunes, mariées ou célibataires, lesbiennes, mères ou grands-mères, enseignantes, actrices ou ouvrières, travailleuses du sexe, Afro-américaines, hispaniques, asiatiques, caucasiennes, musulmanes bosniaques ou juives «étaient timides, hésitantes, mais une fois lancées, plus moyen de les arrêter. En fait, les femmes adorent parler de leur vagin».

Eve touche la femme dans son intimité et n'hésite pas à faire parler son vagin. Sur scène, les personnages nous confient alors leurs histoires les plus intimes; de l’orgasme, à l’excision, en passant par le viol. Leurs désirs, leurs blessures et leurs souffrances nous sont racontés dans un style qui mélange l’humour, le plaisir, l’angoisse et la violence.

À travers ces monologues, Eve Ensler dénonce les mutilations que subit encore le corps féminin dans le monde entier et crie haut et fort à la révolution du vagin. La mise en scène de la pièce, du moins en France, nous met d’emblée dans cette ambiance intimiste, trois femmes sur des tabourets, qui ne jouent presque pas. L’univers est à l’évocation et non au jeu d’acteurs. L’écriture et le militantisme ne sont pas séparés pour Eve. Son texte confirme son engagement et son intérêt pour la cause de la femme. Sa pièce est alors considérée comme un pilier du féminisme.

C’est en 1998 que le texte prend une dimension autre que celle de la littérature. Il va s’inscrire dans le mouvement mondial contre les violences subies par les femmes : Le V-Day. Le V nous renvoie en premier lieu au vagin, à la victoire, et à la fête de la Saint Valentin (cette manifestation a lieu le 14 février). Ce sont des bénévoles qui jouent la pièce dans le monde entier, dont Ginny Hekinian qui a joué plus de cinq fois dans cette pièce. Les bénéfices de ces représentations sont entièrement versés à l’association luttant contre les violences faites aux femmes, V-Day.

En 2007, restant dans la problématique liée au corps de la femme, Eve Ensler signe la pièce Un corps parfait. Pendant six ans, l’auteur récolte les témoignages de femmes du monde entier, qui n’aiment pas une partie de leur corps et qui souhaiteraient en changer, ou bien se transformer. Ce qu’elles font avec l’aide des chirurgies esthétiques ou d’opérations plus lourdes encore. L’auteur regrette cet état de fait, pensant qu’il serait meilleur de mettre toute cette énergie à profit pour des causes plus importantes.

C’est sous forme de courts monologues que le texte est écrit. Eve Ensler garde son univers, celui de l’humour et de la tendresse pour mettre en scène ces femmes, qui ne sont selon elle, que «des éternelles insatisfaites» qui n'hésitent par à faire subir à leurs corps toute sorte de mutilations.

source: www.premiere.fr

Posté le 17/1/2013 14:15:40 (829 lectures)
 

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